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Twyfelfontein

Présentation de Twyfelfontein

Inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco en 2007, le célèbre site archéologique de Twyfelfontein abrite la plus grande galerie d’art rupestre du continent Africain.

Situé dans la région sauvage de Kunene, au cœur du Damaraland, dans le Nord-ouest de la Namibie, il est une étape incontournable sur la route entre Swakopmund et le Parc National d’Etosha.

Ce bel héritage de l’Afrique ancestrale fait à la fois le bonheur des visiteurs et la fierté des Namibiens !

Jadis nommée « Uri Ais » (signifiant la « source jaillissante »), elle a été rebaptisée « Twyfelfontein » (littéralement la « fontaine du doute ») pour mieux décrire la réalité du site. Sa situation géographique intermédiaire, entre désert et savane, lui vaut en effet d’être peu irrigué.

La présence de source dans cette région particulièrement aride aurait ainsi attiré les animaux à Twyfelfontein, et avec, les hommes et notamment les chasseurs.

C’est l’une des raisons qui expliquerait les quantités impressionnantes de gravures encore bien visibles sur le site.

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Histoire de Twyfelfontein : des gravures de plus de 6000 ans !

En 1950, quelques 2500 pétroglyphes (dessins symboliques gravés sur de la pierre) avaient déjà été répertoriés dans la vallée, gravés sur 212 pierres de grès rouge, à flanc de montagne. Ce nombre s’élèverait aujourd’hui à 5000.

D’après les recherches, les gravures les plus anciennes remontent à 6000 ans. Elles seraient l’œuvre de chasseurs-cueilleurs durant l’âge de pierre.

D’autres plus récentes, remontant à 2500 ans, auraient été exécutées par le peuple San, l’un des premiers peuples nomades de chasseurs-cueilleurs d’Afrique Australe, aujourd’hui regroupés dans le désert du Kalahari.

Au total, six phases de réalisation ont été recensées, dont les plus récentes datent du XIXème siècle.

La plupart des inscriptions représentent des empreintes d’animaux et des motifs géométriques. On y distingue peu de figures humaines. Les gravures sont étonnamment très bien conservées, et les animaux tout à fait reconnaissables ; essentiellement des girafes, des éléphants, des rhinocéros, des autruches, ainsi que d’autres espèces disparues.

Des gravures d’otaries laissent en outre penser que le site aurait jadis jouxté le littoral. Il en est aujourd’hui distant de plus de 100 kilomètres.

La richesse archéologique de Twyfelfontein 

S’il est difficile de déterminer la période exacte à laquelle ont été exécutées les premières gravures de Twyfelfontein, a priori à l’âge de pierre, on peut attribuer la naissance de ce site extrêmement ancien aux premiers habitants du pays, les Khoïsan.

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Divisés en chasseurs-cueilleurs (les "San") et en pasteurs (les "Khoikhoi"), ils auraient utilisé le site comme lieu de culte pour pratiquer des rites chamaniques.

Les premières gravures réalisées en 1500 av. J.-C. témoignent ainsi des pratiques et des premiers modes de vie dans la région. On les distingue clairement de celles qui ont suivi il y a environ 2500 ans.

C’est le géologue allemand Reinhard Maack qui remarqua le premier la présence de pétroglyphes dans la région en 1921.

Le colon David Levin, qui recherchait le moyen de pratiquer l’agriculture dans la région pour pouvoir subvenir aux besoins de sa famille et de son élevage, découvrit quant à lui la présence d’une source.

Des recherches furent alors menées et le nom de « Twyfelfontein » attribué au site par Levin, qui en fit l’acquisition en 1948 et y enregistra sa ferme. Le nom est resté et les recherches sur l’art rupestre se sont poursuivies. On estime aujourd'hui à plus de 5 000 le nombre de pétroglyphes présents sur le site.

Le site de Twyfelfontein est aussi intéressant d’un point de vue archéologique. On y a en effet retrouvé des objets symboliques tels que des outils en pierre, qui auraient servi non seulement à travailler la pierre mais aussi le bois ou le cuir.

Des bijoux réalisés à partir de coquilles d’œufs d’autruche, du charbon de bois, des fragments d’os et des poteries ont également été retrouvés au cours des fouilles, lesquels attestent de la présence d’habitants dans la région avant même l’âge de pierre et la réalisation des premières gravures rupestres, et confirment l’origine chamanique de ces dernières.

Twyfelfontein devient le premier site namibien inscrit au patrimoine mondial de l'humanité.

Epargnées par les guerres et les colonisations successives du fait de leur localisation relativement isolée en Namibie, les gravures rupestres de Twyfelfontein ont été bien préservées.

Elles font aujourd’hui partie d’une zone protégée classée Monument national en 1952, puis Réserve naturelle en 1986 ; un statut confirmé par le National Heritage Act en 2004, et l’UNESCO en 2007, qui reconnaît ainsi, outre la grande concentration de pétroglyphes du site, son rôle de témoin des pratiques ancestrales.

Sa protection est alors renforcée par la mise en œuvre d’un plan de gestion du site.

Que voir à Twyfelfontein?

Twyfelfontein

Admirer les peintures et les gravures rupestres de Twyfelfontein

Elles sont bel et bien l’attraction majeure du site, et le meilleur moyen de (re)découvrir la faune et les modes de vie ancestraux de la région à travers les animaux et les scènes de vie quotidienne qui y sont dépeintes.

Bien que les représentations d’animaux dominent, six abris sous roche sont décorés de représentations humaines peintes à l’ocre rouge.  

Prévoir au minimum une heure de visite, et l’accompagnement d’un guide pour mieux apprécier et comprendre les « œuvres ».

Présentées dans leur cadre naturel, au cœur d’un environnement sauvage, elles offrent aussi l’opportunité d’une belle promenade et de beaux clichés sous les impressionnants rochers aux formes d’animaux !

Découvrir les curiosités naturelles de Twyfelfontein, comme la forêt pétrifiée

Or la région de Twyfelfontein réserve bien d’autres surprises… A 10km à l’est du site archéologique se dressent notamment d’étonnants tuyaux d’orgue de dolérite, formés sous l’effet de l’érosion. Une curiosité géologique à contempler au coucher du soleil pour en apprécier toute la beauté.

Tuyaux dorgues

Non loin de là se trouve une autre curiosité géologique : la « forêt pétrifiée », qui tient son nom de la cinquantaine de troncs d’arbres pétrifiés qui jonchent ses sentiers, entre de gros rochers aux formes géométriques et des buissons desséchés découvrant quelques beaux spécimens de Welwitschia mirabilis.

Ces troncs d’arbre âgés de 250 à 300 millions d’années en moyenne proviendraient d’Afrique Centrale. Ils auraient échoué dans ce petit territoire désertique charriés par les crues des rivières.

La visite de ce site déclaré Monument national en 1950 se fait en une quarantaine de minutes, accompagné d’un guide, dans un souci de respect de l’environnement naturel.

Enfin, la région de Twyfelfontein est également propice aux safaris et à la traque aux fameux éléphants du désert du Damaraland. La plupart des lodges proposent des excursions à la journée. Le départ se fait généralement tôt le matin, à bord d’un 4x4 et avec l’accompagnement d’un guide.

Elephant tracking

Bon à savoir avant de visiter Twyfelfontein

Comment accéder à Twyfelfontein 

Situé à plus de 300 kilomètres de Swakopmund et autant d’Etosha, Twyfelfontein n’est accessible qu’en voiture après quatre à cinq bonnes heures de route. Les liaisons n’étant pas assurées de manière régulière, mieux vaut disposer d’un véhicule privatif.

Où dormir à Twyfelfontein

Les possibilités d’hébergement sur place sont aussi limitées. On dénombre 7 lodges et camps à Twyfelfontein, dont le plus populaire est le controversé Twyfelfontein Country Lodge, dont la construction aurait porté atteinte à l’intégrité des gravures rupestres du site.

Plus exclusif encore, le Camp Kipwe est le lieu idéal pour un séjour d’écotourisme au cœur des rochers. Or il existe aussi des camps confortables à moindre budget, où il est possible de dormir sous tente ou bien en chambre, selon vos envies et votre niveau d’aventure. Dans tous les cas, mieux vaut effectuer vos réservations bien à l’avance.

Camp Kipwe2

Enfin, s’il paraît tentant au vu des températures diurnes (25° en moyenne) de dormir à la belle étoile, sachez que les températures nocturnes sont nettement plus fraîches ! Evitez par ailleurs de séjourner à Twyfelfontein entre janvier et mars, ce sont les mois les plus pluvieux de l’année.  

Quoique difficile d’accès, cet endroit mystérieux et chargé d’histoire perdu au beau milieu de la nature se révèle vite à ses visiteurs… Avis aux amateurs de (pré-)histoire et d’archéologie !

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